Let’s Speak French!

with Dr. Natalie Amgott

#94: 11 Mindset Shifts To Make You A Better French Learner

Listen to episode 94

Listen to episode 94 ⋆

Episode 94 Transcript

Somehow 2026 marks 12 years of me teaching French. The time has absolutely flown by!  And as I go into my 13th year, I kind of sat down. I do this every fall. I sit down and I think about: What do I want to teach differently this year? What skill do I want to develop as a teacher? 

In the last 3 years, I’ve really spent a lot of time thinking about: what I can be teaching in the classroom that goes beyond the language, but that’s really going to help you learn French? A lot of these are mindset shifts. 

These are shifts that I’ve had to do as a language learner, then, as a language teacher, that I want to share with you. They’re going to help you be more efficient, more productive, and more confident in your French speaking. 

Some of what I’m sharing with you today is from my own experience learning French from about 2004 to 2014. But most of what I’m sharing comes from 2014 to 2026 where I’ve watched over 1,400 students learn French. 

I’m going to tell you a little bit about what actually helps the students to make progress, what tends to keep adult learners stuck, and what we sometimes spend WAY too much time worrying about as language learners.

To mark la rentrée in today’s lesson, I’m sharing 11 of the biggest lessons or the biggest mindset shifts I've learned after 12 years of teaching French. And, as always, I'm going to switch to French for today's lesson. 

So, my challenge for you is to listen to: what is the main idea of each of the 11 lessons that Natalie is sharing with me today? You don’t need to understand every word, non. That's going to be one of the takeaways today, en fait, so you can listen for that.

After you listen to the French part, I’m going to share with you how you can practice these tips with an upcoming speaking practice opportunity! I only do this twice a year, so I’m really excited to share these lessons with you which are all totally new. I haven’t shared these on the podcast before. And then at the end, to share where you can practice, putting these mindset shifts into practice, getting more comfortable with your French.

Alors, c’est parti! 

La première chose que j’ai apprise, c’est que…

1. Le niveau intermédiaire est beaucoup plus long que le niveau débutant

Quand on commence à apprendre le français, les progrès sont très visibles et rapides.

Au début, on ne sait rien dire. Mais, on apprend à dire bonjour, à se présenter, à compter jusqu'à 100, et à commander au restaurant. On apprend le présent, le passé composé, du vocabulaire… et on a l'impression de cocher des cases sur une liste, non ?

Mais le niveau intermédiaire est beaucoup moins linéaire et ça prend beaucoup plus de temps.

Quand tu arrives au niveau intermédiaire, tu sais déjà communiquer. Et pour arriver à un niveau B2 ou même C1, il faut passer de « je peux communiquer » à « je peux lire un long article de presse, je peux comprendre les idées principales d'un reportage, je peux raconter une histoire en détail, je peux expliquer mon opinion et je peux avoir une vraie conversation ».

C'est énorme ! Et il ne suffit plus d'apprendre une liste de vocabulaire ou de mémoriser une conjugaison. Au niveau intermédiaire, il faut apprendre à mettre tous ces éléments ensemble.

Donc, si jamais tu as l'impression d'être au niveau intermédiaire depuis une éternité : c'est normal. Il y a énormément de choses à apprendre à ce niveau-là et ça prend du temps - même des années. Tu n'es pas la seule personne qui a de la misère au niveau intermédiaire! Car c’est plus long, ça prend plus de temps que le niveau débutant.

2. Travaille ta prononciation dès le début

La deuxième leçon, c’est de travailler ta prononciation dès le début.

Si je pouvais donner un conseil à toutes les personnes qui commencent à apprendre le français, ce serait de consacrer plus de temps à la prononciation.

Pourquoi ? Parce qu'il est beaucoup plus facile de créer de bonnes habitudes au début que de corriger de mauvaises habitudes après cinq ou dix ans. Je le sais parce que dans les années 90 et dans les années 2000, il y avait un mouvement pédagogique qui consistait à ne pas vraiment enseigner la prononciation. 

Donc moi, je prononçais très mal le français! C’était un désastre et je ne m’étais pas rendu compte de ça jusqu’à l’âge de 18 ans. Ensuite, il fallait que je réapprenne toute la prononciation des voyelles afin d’être prise au sérieux. 

Pour toi, la prononciation est extrêmement importante pour faire une bonne première impression.

Parce que, imagine ça : tu entres dans une boulangerie en France ou dans un café au Québec et tu dis bonjour.

C’est le mot magique. Ce premier mot donne déjà beaucoup d'informations à la personne en face de toi. Est-ce que tu dis BAHN-JUR ? Non ! Est-ce que tu dis bonjour ?

L'objectif n'est pas de ne jamais avoir d'accent. Non! C’est naturel d’avoir un petit accent anglophone (ou hispanophone, ou de n’importe quelle langue maternelle). Donc, on ne va pas effacer ton identité, non. L'objectif, c'est d'être facile à comprendre. La personne en face de toi ne devrait pas avoir à faire de la gymnastique mentale pour comprendre chaque phrase que tu dis.

Donc, tu travailles les sons, le rythme, les liaisons et l'intonation dès le début. Ton toi du futur va te remercier ! 

Et si tu es au niveau intermédiaire et que tu penses : oh la la ! I am saying bonjour incorrectly, I am pronouncing all the letters, but I know I am not supposed to…

Ce n’est jamais trop tard, oui ? 

C’est plus difficile au niveau intermédiaire qu’au niveau débutant, mais c’est le moment de porter attention, de commencer à faire attention à ta prononciation.

La troisième chose que j’aimerais partager après 12 ans d’enseigner le français, c’est que…

3. Connaître toutes les conjugaisons ne veut pas dire parler couramment français

Je suis prof de français. Évidemment que je pense que la grammaire est importante !

Mais je vois parfois des étudiants qui pensent : « Si je mémorise encore quelques conjugaisons, je vais enfin parler couramment français. »

Malheureusement, ça ne marche pas comme ça.

Tu peux connaître parfaitement le présent, le passé composé, l'imparfait, le futur et le conditionnel et avoir quand même du mal à avoir une conversation.

La grammaire te donne les outils dont tu as besoin pour construire tes phrases. Elle est importante, la grammaire. Mais ensuite, il faut apprendre à utiliser ces outils pour communiquer.

Donc, la grammaire est peut-être moins importante que certains étudiants le pensent… mais elle est aussi plus importante que certains profs ou certaines méthodes veulent te le faire croire.

Il nous faut les deux : les connaissances grammaticales et la pratique orale pour l’utiliser en contexte. Ça m'emmène à ma quatrième leçon pour toi. 

4. Tu peux connaître parfaitement une règle… et ne pas l'utiliser quand tu parles

C'est quelque chose que je vois tout le temps.

Je peux demander à un étudiant : « Quelle est la différence entre le passé composé et l'imparfait ? »

Et cet étudiant, il me donne une explication parfaite. Mais deux minutes plus tard, on commence une conversation… et il mélange le passé composé et l'imparfait.

Ça ne veut pas dire qu'il n'a pas appris la règle.

Quand tu parles, ton cerveau doit faire énormément de choses en même temps. Tu dois trouver le vocabulaire, choisir le bon verbe, le conjuguer, penser à la prononciation, écouter la personne en face de toi et préparer ce que tu vas dire ensuite.

Savoir quelque chose, comme le passé composé et l’imparfait, et pouvoir l'utiliser automatiquement sont deux compétences différentes.

C'est pour ça que la pratique à l’oral est tellement importante.

Pour la pratique à l’oral…

5. Si tu veux mieux parler, il faut parler

Je vais répéter parce que ça, c’est peut-être la leçon la plus importante d’aujourd’hui. Si tu veux mieux parler français, il faut parler français.

Ça semble évident, mais beaucoup de personnes passent beaucoup plus de temps à lire et à écouter le français qu'à le parler. Et je comprends pourquoi. C'est facile de regarder une vidéo sur YouTube, d'écouter un podcast ou de faire quelques exercices dans une application. Mais ça n’aide pas vraiment ta fluidité à l’oral.

Si ton objectif est de voyager en France ou au Québec et d'avoir de vraies conversations, il faut pratiquer cette compétence.

C’est comme…si tu veux apprendre à nager, tu ne peux pas juste lire des livres sur la natation. non. C'est pareil pour le français; si tu veux apprendre à parler français, tu ne peux pas apprendre à parler uniquement en écoutant des chansons, en écoutant la radio, non. Pour parler français, il faut essayer de le parler le plus possible.

Bien sûr, il faut écouter et lire. Et si tu utilises le français au travail, l'écriture peut être très importante aussi. Mais si ton objectif principal est de parler français, ta pratique doit refléter cet objectif.

Et ce qui va t’aider à mieux parler français, c’est ma sixième astuce d’aujourd’hui. 

6. Les petits mots sont souvent plus difficiles que les mots compliqués

C'est une des grandes surprises du niveau intermédiaire.

Tu peux apprendre les conjugaisons des verbes assez facilement, même pour le conditionnel et le subjonctif. Il s’agit de mémoriser c’est quoi, quand utiliser, et de conjuguer. Ce n’est pas super facile, mais c’est assez facile comparé à des petits mots.

Comme me, te, nous, vous, le, la, les, lui, leur, y, en, dont, ce qui, ce que, ce dont, le sien, la sienne, les siens…

Ces petits mots, tu les entends partout. Mais est-ce que tu sais les utiliser? 

Ces petits mots sont les plus difficiles, au niveau intermédiaire, parce qu’on ne peut pas simplement traduire ces petits mots un par un. Il faut comprendre leur fonction dans la phrase et, avec le temps, commencer à les utiliser automatiquement.

C’est une des choses qu’on travaille fort dans le cours The Intermediate French Class. On travaille de petits mots comme me, te, nous, vous, le, la, les, lui, leur, y, en, ce qui, ce que, ce dont, le sien, la sienne, les siens, etc. Parce que c'est une grande partie du travail qu'on fait au niveau intermédiaire : apprendre à maîtriser tous ces petits mots qui permettent de construire des phrases beaucoup plus naturelles. 

Ensuite, une chose que j’ai apprise, c’est que…

7. Pour mieux comprendre le français, il faut accepter de ne pas tout comprendre

Beaucoup d'étudiants pensent qu'être « bon » en compréhension orale veut dire comprendre 100 % de ce que tu écoutes. Mais ce n'est pas vrai.

Même à un niveau avancé, tu vas parfois rater un mot. Quelqu'un va parler trop vite. Il y aura du bruit. Tu vas entendre une expression que tu ne connais pas encore. Mais une des compétences les plus importantes en compréhension orale, c'est la capacité à tolérer l'incompréhension.

Tu as raté un mot ? Tu as raté trois mots ? Ce n'est pas grave. Tu continues. Qu'est-ce que tu as compris ? Quel est le contexte ? Quelle est l'idée principale ?

Plus tu essayes de traduire et d'analyser chaque mot, plus tu risques de perdre le fil de la conversation. 

Donc là, c’était pour la compréhension orale. Mais pour la production orale, leçon numéro 8, c’est que…

8. Parfois, il faut faire semblant d'avoir confiance en soi

Il y a une phrase magique en anglais:

Fake it till you make it.

Ça marche aussi quand il s’agit de ton français !

Quand tu parles, utilise tout ce que tu connais déjà pour continuer à parler.

Tu ne connais pas le mot exact ? Ce n’est pas grave. Utilise un autre mot. Décris-le mot. Dis le truc, la chose, le machin. Utilise de petits mots comme en fait, alors, bon, enfin, donc… pour te donner une seconde de plus pour réfléchir.

L'objectif quand tu parles, c'est de garder la parole. De maintenir la conversation.

Parce que si tu t’arrêtes après chaque phrase avec un « euh… euh… euh… », la personne en face de toi va naturellement commencer à t’aider, à finir tes phrases ou à prendre la parole.

Donc, fais semblant d'avoir confiance en toi jusqu'au jour où tu te rendes compte que tu n'as plus besoin de faire semblant. C’est vraiment une des choses que j’aurais aimé apprendre plus tôt! 

Fake it till you make it.

Continue à parler. Tu te trompes de mot, tu te trompes de conjugaison, on s’en fiche. Tu continues.

Alors, j’ai 3 leçons de plus. 3 mindset shifts de plus que je partage avec toi aujourd’hui.

9. Il n'existe pas un seul « bon français »

Quand j'ai commencé à apprendre le français, comme beaucoup d'Américains, j'ai surtout appris le français de France, bien que ma prof soit québécoise! Elle nous a enseigné le français de France. Mais il y a des centaines de millions de francophones dans le monde, et ils ne parlent évidemment pas tous exactement de la même manière.

Alors, mon conseil, c'est de commencer par apprendre un français international, compris par le plus grand nombre de francophones possible. Ensuite, tu adaptes ton français à tes besoins.

Tu vas au Québec ? Alors, il faudra apprendre le vocabulaire québécois le plus courant que tu entendras là-bas. Au café, au resto, dans le métro. Pareil pour la France ! Si tu vas en France, il est important de te familiariser avec les expressions et le vocabulaire utilisé en France pour la vie quotidienne, pour le supermarché, pour l’hôtel, etc.

Un Français de France peut dire une chose d'une certaine manière et un Québécois d'une autre manière sans que l'un des deux ait tort. Et puis, il y a le français au Québec qui se parle d’une façon différente à Montréal, à Québec, et à Chicoutimi. La variation de langues, la variation linguistique, ça fait partie de toutes les langues vivantes.

Et bon. Ensuite…après douze ans d'enseignement, je ne pense pas que les meilleurs étudiants soient toujours ceux qui ont une sorte de « talent » naturel pour les langues, non.

10. Les étudiants qui progressent le plus sont ceux qui arrivent à ne pas trop se prendre au sérieux

Les étudiants qui progressent le plus vite, ce sont les personnes qui acceptent de faire des erreurs. Elles commencent une phrase même si elles ne sont pas sûres de pouvoir la terminer. Les meilleurs étudiants essaient une nouvelle expression. Les meilleurs étudiants prononcent un mot même s’ils ne sont pas certains de la prononciation.

Et quand les meilleurs étudiants font une erreur, qu’est-ce qu’ils font ? Ce n'est pas la fin du monde. On s’en fiche, on continue !

Donc toi, si tu attends de pouvoir construire une phrase parfaitement, avant d'ouvrir la bouche, tu vas attendre très longtemps. Il faut accepter d'être imparfait

Je ne parle pas de l’imparfait ou du passé composé, non ! Je parle de toi et de ta personnalité. Ça va si tu n’es pas parfait ou parfaite. Il faut parfois rire de ses erreurs. Et surtout, il faut continuer à parler.

Finalement, une dernière astuce aujourd’hui, c’est que…

11. Si tu apprends uniquement avec un manuel ou une application, tu vas parler comme un manuel ou une application

Un manuel is a textbook.

Une appli ou une application, c’est un truc comme Duolingo.

Si tu apprends uniquement avec ces ressources, tu vas parler comme ces ressources.

Je le sais parce que c'était moi ! Pendant mes premières années d'apprentissage du français, mon français était très scolaire.

J'avais appris des expressions dans mes cours et dans mes manuels, mais ce n'était pas forcément ce que les Francophones utilisaient dans leurs vraies conversations quotidiennes.

Par exemple, dans les manuels et les applications on enseigne encore des expressions comme « comme ci, comme ça » comme réponse à « Ça va ? ». 

Erase comme ci, comme ça from your mind if you have that in your mind, oui ? Personne ne dit comme ci, comme ça! On dit « pas mal. »

Comment ça va? Pas mal.

Comment ça va? Pas pire.

Au Québec, tu peux dire “pas mal” ou “pas pire.”

En France, on dit pas mal, on dit ça va, on dit bof. 

Ou peut-être que tu as appris sacrebleu, zut alors, comme expressions françaises très courantes dans tes manuels ou tes applications. Mais ça non plus, tu ne vas pas entendre les Francophones utiliser ces expressions.

Ce qui m'a énormément aidée d’apprendre les vraies expressions que les vraies personnes disent, c'était de commencer à avoir de vraies conversations avec des Francophones. 

Au lycée, j'avais une correspondante française qui s'appelait Lucie. En fait, c’est toujours une amie, Lucie. Plus tard, j'ai eu d’autres amis francophones. Et petit à petit, j'ai commencé à remarquer les mots et les expressions que les gens utilisaient vraiment.

Un manuel ou une appli, ça peut te donner une excellente base. Une appli, même s’il y a de l’intelligence artificielle là-dedans, ça peut t’aider à pratiquer. Mais à un moment donné, il faut sortir du manuel ou de l’application et découvrir le français tel qu'il est réellement parlé par de vrais êtres humains si ton objectif est de pouvoir parler. 

Ça y est, mon ami.e. 

If your main objective is to be able to speak French, then I hope that these 11 mindset shifts from my French teaching experience can really help you realize that it’s OKAY not to speak French perfectly. What’s important is to fake it till you make it, to not take yourself too seriously, and to practice speaking as much as possible. 

That brings me to something that I really want to share with you today, a chance for you to speak French the way it’s actually spoken and to start putting all of today’s tips into practice. That’s what I love helping you to do in my Elevate French classes and that’s why I put together a free workshop for you. 

This free workshop is called Speak Real French: Slang & Idioms for Intermediate Learners. It’s totally free and I designed it to help you as an intermediate French learner. I want to help you to sound more natural and to feel more confident in your real conversations in France or Québec. 

So whether you have a family member that speaks French, you’re planning to travel to France or Québec or moving there, or you’ve just always loved the French language and you’re looking for a little push to get you a little out of your comfort zone but to make a lot of progress…

This is a LIVE workshop where we will work on just that. It’s the last time I’m hosting it in 2026 and you’re going to get some live speaking practice and feedback.

It’s a welcoming environment, so you’re totally encouraged to come, try your French on just like trying on an outfit, right? If you try on an expression and you say: c’est pas pour moi ; c’est pas grave, on continue !

We're going to look at everyday French that doesn't always make it into your textbook or your app. This includes the slang and expressions you'll hear French speakers use. Of every age, because slang isn’t just for one age. We’re going to learn expressions that everyone uses.

Like in English, saying something like “Keep your eyes peeled!” Or “I’ll check it out.” Those are slang expressions.

We’re going to learn the equivalent expressions that you can use in the workplace, while you’re traveling, and just in your daily conversations en français.

So if you've been learning French for a while but still feel like there's a big gap between the French you know and the French you can actually use, this workshop is for you.

You can register for free at elevatefrench.com/slang, and I'll also put the link in the show notes. If you’ve been looking to get some momentum with your intermediate French, or if you just want to practice speaking and get feedback and meet other French learners from the US and Canada, then this workshop is for you!

I hope to see you there. À bientôt !  

As always, it’s an honour to be your French teacher. Bonne continuation, et à la prochaine! 

Podcast created and produced by Dr. Natalie Amgott

Edited by Paroma Banerjee