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Episode 76 Transcript
If you’ve ever wondered about the DELF exam, you may have thought:
Should I take it? What is it actually like? How do you prepare for the B1 or B2 DELF?
If you’ve been wondering about the DELF, then you’re going to love today’s conversation.
I’m joined by Pami, one of my students here at the University of Pittsburgh, who recently passed the DELF B2 (with flying colours, might I add!). She walks us through her experience, what surprised her, and what she would do differently next time.
Before we jump in to our conversation , a few quick words you’ll hear in this episode:
Le DELF (diplôme d’études en langue française - A1, A2, B1, B2) / le DALF (advanced - C1 /C2) → official French proficiency exams based on CEFR (Common European Framework of Reference) levels
Le FLE (français langue étrangère) → how we refer to French as a foreign language when it’s taught in French language contexts (en France, au Québec). And you might see the word FLE in the resources you’re accessing for French.
And listen for how Pami uses the word “genre” in French. It’s one of those filler words that native speakers use all the time
Before you listen to our conversation, quelques rappels: try to focus on the main gist by answering these questions:
What’s Pami’s reason for learning French?
What are her top tips for preparing for the DELF?
That’ll help structure and anchor your listening. Then, you can check your comprehension in the transcript.
Donc, c’est parti pour notre conversation:
Natalie Amgott: Bonjour Pami, comment ça va ?
Pami Banerjee: Ça va et vous ?
Natalie Amgott: Ça va bien, merci. Pour commencer, est-ce que tu peux te présenter un peu pour nos auditeurs ?
Pami Banerjee: Bien sûr, alors moi, je suis en troisième année à l'université de Pittsburgh, en Pennsylvanie, je me spécialise en biologie computationnelle et en français.
Et mes raisons pour commencer l'apprentissage et pour continuer l'apprentissage en français sont un peu différentes, je dirais.
Natalie Amgott: Un peu différentes, tu as dit?
Pami Banerjee: Oui.
Natalie Amgott: Oui, alors comment ça, comment est-ce que tes raisons sont différentes?
Pami Banerjee: Au début, c'était juste une question de trouver la langue intéressante et notre connexion familiale avec la langue, mais au fil du temps, j'avais envie de vraiment apprendre comme un défi, essayait de parler la langue couramment un jour, donc je voulais voir dans combien de temps je pouvais m'améliorer.
Natalie Amgott: Ah, c'est chouette, un bon défi, je savais pas ce que tu venais de dire, concernant la connexion familiale avec la langue française?
Pami Banerjee: Oui, en fait, c'était ma mère qui m'a encouragée. Elle avait, elle l'avait appris pendant quelques années quand elle était au lycée, mais malheureusement, elle n'a pas, elle n'avait pas les moyens de continuer, donc elle a perdu son français, mais cette langue était toujours intéressante pour elle et elle m'a convaincu, donc j'ai commencé comme ça.
Natalie Amgott: Ah, c'est chouette. Donc je crois que oui, c'est dans le passé, c'était difficile de continuer à poursuivre une double spécialisation. C'est toujours difficile, mais ça, c'est devenu un peu plus normal de poursuivre deux spécialisations, de se spécialiser en STEM et en langue par exemple.
Oui, c'est dur, mais c'est quelque chose qui se fait aujourd'hui, tandis que pendant le temps de nos parents, je crois que ça se faisait beaucoup moins à ce que je comprends.
Pami Banerjee: Mm. Bien sûr, et je crois que c'est peut-être plus courant aux Etats-Unis, je pense, et ça dépend de l'université aussi. Je dirais pas que c'est facile pour moi, mais à Pitt, c’est très flexible. Et au début j'étais genre mineur, je faisais une mineur de français et je me suis dit, après que j'ai trouvé les cours assez intéressants, donc je veux peut-être continuer et essayer d'atteindre le major, donc oui, c'est comme ça.
Natalie Amgott: Génial. Et donc tu as dit que tu apprends le français depuis quelques années maintenant. Quand est-ce que tu as commencé exactement à apprendre le français ?
Pami Banerjee: Alors je dirais que l'année avant de commencer le lycée, j'ai commencé mon apprentissage. Dans l'école secondaire, il y avait l’option d'apprendre une langue étrangère et on avait trois choix, dont l'espagnol, le français et l'allemand.
Donc, comme j’ai dit tout à l'heure, ma mère m'a encouragé à choisir le français parce que c'était quelque chose qui l' intéressait et j'étais convaincue aussi. Donc oui, je me suis inscrite aux cours de français et j'ai commencé comme ça.
Natalie Amgott: Super, et maintenant tu parles à ta mère en français, parfois?
Pami Banerjee: Oui, parfois, un très petit peu, elle n'a pas de cours, donc elle ne sait pas assez pour avoir une conversation, mais il y a des petites phrases qu’on peut dire. Comme je dis parfois à ma mère: j'aime manger ce que tu cuisines ou des choses comme ça, pour qu'elle comprenne.
Natalie Amgott: C'est sympa, oui. Et donc tu as récemment passé le DELF B2, grande affaire ! Est-ce que tu peux nous parler un peu de à quel moment tu as décidé de passer le DELF et pourquoi tu as décidé de le passer?
Pami Banerjee: D'accord, je dirais que la plupart de mon apprentissage, je ne savais même pas ce qui était le DELF B2, mais l'été entre ma première et deuxième année à l'université en 2024, j'avais beaucoup de temps libre et j'avais envie de pas juste de suivre des cours, mais vraiment apprendre la langue. Donc j’ai décidé de rechercher pour voir des ressources et trouver des communautés en ligne et savoir ce qui ce qu'il y a. Et j'ai appris qu'il y avait des examens de genre CEFR - le DELF et le DALF. Donc je me suis dit que en soi je suis un peu compétitive, je pense et j'aime avoir des preuves de mon progrès que je pourrais garder plus tard pour me sentir fier donc.
Et de plus, je voulais avoir l'opportunité de travailler ou de voyager, pas de voyager, mais d'étudier dans un pays francophone, au cas où. Donc, c'est pourquoi j'ai décidé de passer l'examen.
Natalie Amgott: C'est génial, j'aime ce que tu as dit que tu es un peu compétitive, je vois un peu ce côté-là. Et je crois que tu es aussi peut être un peu compétitive avec toi-même, c'est ça? Comme tu veux atteindre la prochaine étape.
Pami Banerjee: C'était vrai, oui.
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Natalie Amgott: J’aime ça, alors parce que pour nos auditeurs, Pami, elle est passionnée aussi des dictées, de ce que je comprends. Et je sais que tu fais les défis de dictée sur le site Dictaly, n'est-ce pas? C'est toi qui m'en as parlé et maintenant j’y suis accro!
Pami Banerjee: C'est ça. Ça m'a beaucoup aidé à améliorer ma compréhension orale pour le DELF. Je dirais pour le B2.
Natalie Amgott: C’est une très bonne ressource. Et pour les auditeurs qui ne connaissent pas l'examen, est-ce que tu peux nous en parler un peu ? Qu'est-ce que le DELF B2 exactement ? et quelles sont les différentes épreuves pendant l'examen ?
Pami Banerjee: Oui, bien sûr, le DELF B2, c'est un examen standardisé utilisé pour évaluer les compétences langagières. Ça peut être utilisé pour montrer une preuve de compétence. Si tu veux t'inscrire à l'université ou si tu veux immigrer quelque part, par exemple au Canada, tu as besoin d'un certain niveau.
Alors l'examen. Il s'agit de quatre différentes compétences: la compréhension écrite, l'expression écrite, la compréhension orale et l’expression orale.
La première partie de l'examen, c'est la compréhension orale. Il y a certains audios qu'on peut écouter trois fois et à la fin il y a deux audios qu'il faut écouter juste une fois et comprendre. Et ensuite c'est la compréhension écrite où on lit des passages et on répond aux questions.
Et après il y a l'expression écrite. C'est dans la forme d'une lettre, un essai généralement. Et l'expression orale, c'est complètement différente et ça peut être genre, après tu passes les premières trois parties, tu peux, pour moi au moins, et je pense que c'est quelque chose qui arrive souvent, tu peux passer la partie de compréhension orale genre deux heures ou trois heures après.
Et tu as quelque temps pour te préparer et c’est genre le format d'une présentation et un débat après.
Natalie Amgott: Très bien, Oui, et c'est, je crois que ça se fait partout. Il y a au moins une petite pause entre les trois premières épreuves et la partie de conversation orale. Parce que c'est quelque chose qui se fait face à face avec l'examinateur ou l'examinatrice.
Pami Banerjee: Oui, c'est ça.
Natalie Amgott: Et comment est-ce que tu t'es préparée pour l'examen ? Tu nous as déjà parlé de Dictaly. Est-ce que tu avais d'autres outils ou d'autres ressources ? Comment est-ce que tu t'es préparée exactement ?
Pami Banerjee: Donc je me suis concentrée sur l'apprentissage de grammaire plus compliquée. Je pense que dans le passé, mon écriture était, même si c'était correct, c'était très simple et je voulais avoir une écriture plus variée. Donc je regardais des articles, des messages en français, écrits par des gens avec un niveau meilleur que moi et d'autres choses en français. Et j’ai pris note des nouveaux mots de vocabulaire, de nouvelles expressions et des structures que j'ai vues souvent mais dont je ne connaissais pas le sens.
J'ai aussi trouvé des gens avec qui pratiquer. J'essayais de parler français au moins deux ou trois fois par semaine. Idéalement j'aurais aimé parler tous les jours, mais c'est difficile. J'ai un ami qui est francophone natif. Il m'a aidé à pratiquer l'oral de temps en temps.
Et les nouvelles choses que j'ai apprises à l'écrit, je me suis rappelée de les utiliser à l'oral.
Natalie Amgott: Ah génial, oui, je crois que vraiment pour la partie B2, il s'agit de s'exprimer d'une manière un peu plus nuancée comme tu le fais maintenant exactement, avec plusieurs structures de grammaire à la fois et sans trop y penser. C'est difficile, sans donner l'impression qu'on y pense trop parce que peut être si on y pense.
Mais d'essayer de dire par exemple, on y pense au lieu de on pense à ça. Ce type de choses, c'est vraiment fort, vraiment impressionnant au niveau B2. Et pour la partie orale et la partie écrite, les deux parties de production, je sais que les examinateurs on regarde, on voit:
Ok est-ce qu'on a utilisé des structures variées ?
ou est-ce que c'était un peu plus répétitif ?
Et ça, parfois c'est la différence entre le B1 et le B2
Pami Banerjee: Oui, bien sûr, moi j'avais beaucoup l'habitude de construire des phrases comme ça, je dis.. Je l'utilisais beaucoup de ça partout, j'ai pensé à ça ou j’ai pas utilisé beaucoup de y et en, mais ça aide. Et aussi le subjonctif, je crois que c'est quelque chose d'important.
Je veux dire, cependant, qu'il faut utiliser des choses dont tu es sûr, donc sinon tu vas faire des fautes. Mais si tu sais que tu peux utiliser une structure plus compliquée, je dirais, il vaut mieux l'utiliser.
Natalie Amgott: Oui, voilà, si on hésite, c'est évident pour l'examinateur. Ou à l'écrit, si on hésite: est-ce qu'on utilise le subjonctif ou non ? Il vaut mieux reformuler la phrase pour éviter le subjonctif.
Mais si on sait qu'on utilise le subjonctif, on sait conjuguer, je crois que c'est ça exactement qu'on veut voir au niveau B2. Ok, on peut utiliser le conditionnel, le subjonctif.
Parce que pour la partie de débat et la partie d'écriture on exprime des opinions, on montre des deux côtés d'un argument, n'est-ce pas? Et c’est utile parfois d'utiliser le subjonctif pour évoquer un doute, ou parler des émotions, des obligations dans ces contextes.
Pami Banerjee: Bien sûr, c'est ça.
Natalie Amgott: Et quelle est la partie de l'examen qui t'inquiétait le plus avant de le passer ?
Pami Banerjee: Je dirais que… je pense que c'est une opinion populaire, la production orale m'inquiétait le plus. Je n'avais aucune idée du sujet dont j'allais parler avant le jour de l'examen, je pense.
Et je pense que je manque de vocabulaire, donc j'avais peur de ne pas pouvoir construire de bons arguments sans avoir le vocabulaire ou voire ne pas comprendre le sujet du tout.
Et il y a aussi l'aspect spontané genre, il ne suffit pas de se focaliser sur le langage, mais de trouver de bons arguments et que ce soit très organisé. Et oui, c'est ça.
Natalie Amgott: Oui, la partie de production orale, je crois aussi la compréhension orale. Ce sont les deux parties les plus difficiles, à mon avis, aussi, quand je l'ai passé. Pour la majorité de nos auditeurs aussi ils me disent: Comment est-ce que je me prépare pour ces deux parties là ?
Pami Banerjee: Oui, la compréhension orale aussi. En fait, c’était ma note la moins forte quand j'ai reçu mes résultats
Pendant les examens blancs, je crois qu'ils ont rendu les tâches un peu plus difficiles pour la compréhension orale. Parce que quand j'ai passé l'examen blanc, j'ai tout compris, mais maintenant je pense que c'est changé. Genre, je pense qu'il y a beaucoup de petits comment dire tricks dans les audios. Peut-être, tu vas écouter un mot, et quand tu vois dans la question: Tu penses que tu connais la réponse, mais il ne suffit pas juste d'écouter les bons mots, mais de comprendre le sens aussi.
Natalie Amgott: Exactement, ils font toujours ça, je crois aussi pour le DALF (C1 / C2) et le B2. Mais genre A2, B1, également où tu vas voir une question et tu te dis: Ah! Oui, je viens d'écouter cette phrase, c'est vrai, par exemple, s'il s'agit de vrai ou faux.
Mais ils vont changer légèrement un petit truc à la fin de la phrase au début de la phrase, ils essaient de tromper ce que tu as compris de l'audio.
Pami Banerjee: Voilà.
Natalie Amgott: Et finalement, donc tu nous as parlé de la partie audio qui était un peu dure. Comment s'est passé le reste le jour de l'examen, les trois autres épreuves ?
Pami Banerjee: Alors j'étais très surprise, genre l'examen, c'était commencé à genre 6 ou 7 heures du matin, très tôt. Et mais j'avais beaucoup de temps pour terminer. J’avais déjà fini la partie de compréhension écrite tôt, alors j’avais plus de temps pour travailler sur l'écriture. Je pense que c'est utile et j'avais pris toutes les secondes pour réviser mes arguments et finir la lettre. C'était la tâche que j'avais pour la partie écrite et je pense que c'était beaucoup mieux de ce à quoi je m'attendais.
Natalie Amgott: Bien donc tu as dû préparer une lettre, et est-ce qu'il fallait que tu lises quelque chose avant d'écrire la lettre?
Pami Banerjee: Alors pour la tâche qu'on avait pour la lettre spécifiquement, la maire
Genre la maire voulait construire un centre commercial et nous en tant que habitante de cette ville, il faut convaincre la mère de construire un centre culturel au lieu d'un centre commercial.
C’était ça la tâche. C'était en fait, je dirais que, pour le B2, une chose à mon avis, c'est que c'est un peu plus un peu plus facile s'il y a juste une petite phrase pour baser les arguments, je pense qu'il y a plus de liberté de ce que tu peux faire.
Mais j’ai entendu que pour le C1 / C2, il y a genre, il faut lire un passage et construire des arguments en base de ça. Mais pour ça, je pense qu'il y a moins de choses à comprendre, donc par rapport au DALF, c'est plus facile.
Natalie Amgott: Ok oui, quand on a quelque chose à lire, on peut au moins utiliser les opinions exprimées dans le texte. Mais quand c 'est à toi, et tu te dis: Je m'en fiche, j'habite pas là, mais non, je crois que c'est ce type de truc. Si, par exemple, on a les manuels FLE (français langue étrangère). Je sais qu'il y a plusieurs auditeurs qui suivent des cours de l'Alliance française et l'Alliance française utilise des manuels FLE, français langue étrangère, qui sont faits pour les apprenants qui habitent en France ou dans un pays (bon en France hexagonale ou en France DOM / COM) et qui veulent genre passer le DELF, les niveaux différents.
Et c'est ce qu'on utilise à l'université de Pittsburgh d’ailleurs, pour les quatre premiers semestres, ce sont des manuels DELF, où on se prépare. Et l'idée, c'est qu'on habite déjà dans une ville francophone / française. Et c'est plus facile de penser à ça, si on est déjà dans cette ville, on peut imaginer ça à Pittsburgh et puis le mettre en français, hein.
Pami Banerjee: Oui oui, il y a l'aspect cultuel aussi. En fait, je pense que c'est aussi bien de savoir un peu du contexte, connaître le contexte culturel. Pas besoin de trop, mais ça va donner des exemples. Parce que ça donne plus d'opportunités de construire de bons arguments, à mon avis. Et c'est plus intéressant à lire, je pense.
Natalie Amgott: Oui, si on connaît le contexte culturel, trop bien. Alors si quelqu'un se prépare, quelqu'un que tu connais, si quelqu'un se prépare pour le DELF, quels conseils est-ce que tu lui donnes pour passer le DELF B2 cette année ou l'année prochaine?
Pami Banerjee: Ok, je dirais d'abord, je pense que c'est mieux de passer les examens blancs, les examens blancs un peu avant. Moi, j'ai passé les examens blancs, genre deux ou trois jours avant l'examen, mais je pense que ça aurait été mieux si je l'avais fait avant.
Pami: En tout cas, c'est bien de passer les examens blancs, autant d'examens blancs possible. Genre même si tu es confiante de ton niveau, c'est très utile de t'habituer au format de l'examen. Ça va te faire gagner du temps et tu vas te sentir plus confiant le jour de l'examen
Et aussi regarder les feuilles de vocabulaire et essayer de mémoriser quelques expressions et quelques mots que tu penses que tu vas utiliser. Je dirais la technologie, l'environnement, l'éducation, l'économie, ce sont des sujets souvent utilisés dans le B2.
Et après, à part ça, je pense qu'être en bonne santé, avoir un bon état d'esprit est extrêmement important avant de passer l'examen. Genre, l'examen c’est genre de trois heures, quelque chose comme ça.
Huit heures de sommeil, un bon repas, assez d'hydratation parce que l'examen ça va prendre beaucoup d'énergie. J'étais épuisée après les examens.
Natalie Amgott: Oui, et tu as dû commencer à sept heures du matin en plus! C’est tôt.
Pami Banerjee: Oui, c'est ça.
Natalie Amgott: Je sais que nous, à Pittsburgh, on est assez chanceux parce qu'on a un centre qui donne le DELF. Mais si on habite dans d'autres villes aux États-Unis ou au Canada, c'est pas évident.
Par exemple, s'il n'y avait pas ce qu'on a à Pittsburgh, le plus près, je crois que ce serait Toronto, Washington DC pour le DALF pour la DELF peut-être, aussi Columbus ou Cleveland, j'ai oublié. Mais donc il y a pas mal de gens qui doivent voyager, arriver la veille et puis se préparer pour se lever et aller, savoir où il faut aller pour passer l'examen aussi, donc il faut beaucoup de préparation parfois.
Et pour ceux qui écoutent, si on veut passer le DELF d'habitude ou le DALF, ça se donne deux fois par an. Ca dépend. Il y a quelques endroits où ça se donne trois fois par an, je crois, mais il faut vérifier près de chez vous. D'habitude, c'est l'Alliance française qui le donne, mais nous, on est chanceux parce que l'université de Pittsburgh le donne aussi.
Pami Banerjee: Oui, j'avoue que je suis très chanceuse de pouvoir passer le DELF dans un endroit que je connais bien. Et de plus, il n'y avait pas beaucoup de monde, genre je dirais qu’il y avait trois personnes, dont moi, qui passait le B2 ce jour-là. Je pense que ça aide un peu. Il y a moins de distraction, mais sinon ce n'est pas grave.
Peut-être, si c'est possible, si l'endroit de le centre d'examen, ce n'est pas loin, c'est peut-être bien de visiter un jour aussi. Mais s'il faut voyager plus loin peut-être pas.
Un autre conseil que je donnerais peut-être, c'est peut-être pendant la partie de préparation orale, pendant la préparation. Tu reçois quelques feuilles pour te préparer, Je ne savais pas avant de me préparer pour l'examen, mais je pense que tu peux utiliser les feuilles et écrire des notes et construire des arguments. Et tu vas pas lire directement quand tu fais ta présentation, le débat. Mais c'est très utile de regarder pour te souvenir de ce que tu as écrit, et je crois que si j'ai fait ça, j'aurais gagné plus de points sur la partie de production orale.
Je crois que mes arguments n'étaient pas très bien structurés à mon avis. Et j'ai fait un peu de répétition au niveau langage.
Natalie Amgott: Oui, c'est dur parce qu'on te donne un sujet et tu as quelques minutes à te préparer. Mais oui, je suis tout à fait d'accord d'utiliser les feuilles qu'on te donne, au moins pour la structure pour quelques notes:
Qu'est-ce que tu vas dire ?
Dans quel ordre ?
Quelles sont les raisons principales?
Et les faits ou les émotions, les arguments pour soutenir ces raisons principales dont tu vas parler?
Je recommande toujours de donner trois raisons, parce que trois c'est un bon numéro. Et puis aussi si on oublie, on donne une première raison, une deuxième raison, et en construisant la deuxième raison, on pense OK, il y a une troisième que je vais devoir construire.
Mais je crois que ça donne une bonne structure d'en avoir trois.
Pami Banerjee: Je suis d'accord, c'est ce que je fais et aussi peut-être essayer de prédire les contre-argument parce que, après la présentation, il y a un débat et il se peut que les examinateurs te demandent pourquoi tu as choisi, pourquoi cette opinion et qu'est-ce que tu ferais si la situation était différente?
Peut-être, il faut vraiment, même si tu as, il faut que ta position soit claire au début, et même si, mais en même temps il faut savoir les nuances et essayer de voir les contre-arguments.
Natalie Amgott: Oui, les contre-arguments toujours très importants quand on construit un argument français, que ce soit une rédaction ou un débat, alors trop bien.
Donc pour terminer, Pami, je crois que tu nous as donné beaucoup de très bons conseils pour se préparer pour le DELF.
Est-ce que pendant ton parcours linguistique est-ce que tu as eu un moment spécifique où tu t'es dit, Waouh, là, je parle vraiment, français!
Est-ce que tu as eu ce moment où, quand tu considères ton parcours linguistique maintenant, quand tu y penses est-ce que tu as vécu une telle expérience ?
Pami Banerjee: Je me suis toujours intéressée au français mais quand j'ai passé du temps avec du temps avec les locuteurs plus avancés. Là, je me suis dit peut-être je ne parle pas le français couramment, mais je vais essayer.
Et au lycée, c'était pas le cas, je n'étais pas très active avec l'apprentissage en dehors des cours et à part les cours et les devoirs, je n'ai rien fait de particulier pour apprendre, mais après avoir terminé la troisième année de lycée, j'ai pris une pause et ensuite dans l'université, j'ai repris l'apprentissage.
Avant de suivre les cours, j'ai décidé, j'ai décidé de faire un peu d'apprentissage moi-même, et le second semestre de ma deuxième année, j'avais l'impression de parler français parce que je pratiquais l'oral aussi souvent que je pouvais et je faisais ce dont je parlais tout à l'heure, genre essayais de trouver des structures plus variées.
Et ça m'a aidée à devenir, je ne sais pas si je peux dire que je le parle couramment, mais je ne prends pas de grandes pauses comme avant, et c'est plus facile de trouver les mots pour m'exprimer sans passer à l'anglais, donc ça vient plus naturellement.
Je dirais pas, ça prend toujours un peu de réflexion, mais je peux bien sentir la différence comme ça.
Natalie Amgott: Oui, et moi, j'ai juste vu ton parcours depuis août, et je peux avouer que tu parles sans pause maintenant, sans hésitation, tu as vraiment bien parlé aujourd'hui. Il y a des locuteurs natifs qui parlent plus lentement que toi, alors tu te débrouilles vraiment bien en français.
Mais oui, donc je crois que tu nous donnes beaucoup de bons conseils concernant tes stratégies de parler en français autant que possible avec des locuteurs natifs, mais aussi ton approche autodidacte où tu es toujours à la recherche de nouvelles structures et à maîtriser de nouveaux mots, de nouvelles expressions. Quand tu écoutes quelque chose ou quand tu es dans une conversation avec quelqu'un, alors bravo.
Pami Banerjee: Merci beaucoup, c'est très gentil.
Natalie Amgott: Donc, merci beaucoup d'être venue aujourd'hui, Pami, et bonne continuation avec ton français.
Pami Banerjee: Merci beaucoup, merci de m'avoir invitée, je suis vraiment très contente de venir.
Pami est extraordinaire, non?
My personal favourite takeaways from Pami:
I love that she talked about doing multiple practice exams ahead of time. That’ll really help you feel prepared with the structure.
She focused on varied structures instead of just “correct” French so that you sound more natural as you advance in French and so that you have some structures you can use to impress the examinateur/examinatrice (if you’re confident with those structures). If you’re not, maybe avoid them. So if you’re confident saying a couple phrases au subjonctif Il faut que je fasse quelque chose - go ahead and throw that in your oral or written part of the DELF B1 / B2, etc.
And I also love that Pami talked about not underestimating the importance of mindset, sleep, and energy on exam day. It’s a big standardized test - it’s a big deal like the SAT, ACT or the GRE. Here in the US we really love the standardized tests. So it’s like that, except this time you’re choosing to take it. Most people choose to DELF if you’re listening to this. You might be taking it for immigration purpose or something like that. Whether you’re taking it because you want to take it or you have to take it, following Pami’s advice will help prepare you.
I also want to highlight one thing Pami did in our conversation, even though she didn’t explicitly talk about it. She used a lot of discourse markers. These are the little filler words that make her conversation so fluid, especially the word genre which she uses similarly to “like” in English to approximate or fill the space so that you know she still has the floor while speaking. Learning to use filler words (even if it’s just one or two) like a pro is also a strategy that I would add that will help you ace the B2 DELF (or any DELF) for the speaking portion. I put together a guide of some of the most common filler words to help you get started. You can start learning these filler words by opting in at the top of the page.
If the DELF is on your radar (or you’ve already taken it): A1, A2, B1, or B2 (or the DALF C1 or C2), I’d love to hear from you! Drop me a line to tell me about your experience. I’m just @elevatefrench on IG or Facebook. I’m here to help cheer you on, even if you didn’t pass the first go around - c’est pas grave!
As always, it’s an honour to be your French teacher. Bonne continuation et à la prochaine!