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Episode 72 Transcript

If you’ve been hanging out with me for a while now, you know we talk a lot about culture shock, like that feeling of disconnection that you have when you’re interacting  with someone from somewhere else.

Every time we’ve talked about it so far, though, we’ve talked about the culture shock that Anglophones (English speakers) experience when they’re studying or living in a French-speaking place. Today’s episode is about to turn that on its head.

You’re about to hear from Denis Gras, who is going to tell us about his experience as a French person living and working in the US. He arrived to the US for the first time on October 5 and started working on October 6, so you can imagine it was a lot for him to get used to!

In our conversation, Denis is going to share about the “V.I.E.” experience at a French company (where my husband also works) and what it has been like to adapt to the North American workplace and overall North American experience. Many of his takeaways were unexpected for me and I can’t wait for you to hear what he has to say about stereotypes on Americans and even on French people!

Before we dive into the conversation with Denis (totalement en français), I want to remind you of a research-backed listening strategy (double-play). Try listening to our conversation once through. Then, listen to it a second time with the transcript to see what you might have missed. You’ll find the transcript at elevatefrench.com/episode72. 


In a moment, we’ll start with a few vocabulary words you’ll need to understand this conversation with Denis, then I’ll leave you to listen to our conversation.  

Vocabulaire: 

  1. Du coup: actually, by the way

  2. Aux USA: In the US (Aux États-Unis)

  3. Le lendemain: the day after ; the next day 

  4. Une opportunité en or / une occasion en or : a “golden” opportunity. An amazing opportunity.

Et bon, maintenant tu peux écouter la conversation que j’ai eue avec Denis. Et en écoutant - un petit défi de chercher les mots du coup, le lendemain, une opportunité en or et aux USA, afin de pouvoir incorporer ces nouveaux mots, ces nouvelles expressions dans ton français. Et bon, voici notre discussion.  J’ai vraiment hâte pour toi d’en savoir plus sur les expériences d’un jeune Français qui vient vivre et travailler aux USA (comme il dit)!

Natalie: Bonjour Denis.

Denis: Bonjour. 

Natalie: Comment ça va?

Denis: Ça va bien, et vous?

Natalie: Ah super, ça va bien. Enchantée alors.

Denis: Enchanté.

Natalie Amgott: J'ai l'impression de vous connaître déjà parce que je sais que Ryan est très, très content de vous avoir comme V.I.E. Alors, c’est chouette.

Denis: C’est vrai?

Natalie: Oui, oui

Denis: Très bien.

Denis: Est-ce qu'on peut se tutoyer où on se vouvoie?

Natalie: oui, super oui, c'est bien.

Denis: Okay.

Natalie Pour commencer est-ce que tu pourrais te présenter rapidement?


Denis: Oui, oui. Du coup, je m'appelle Denis. Moi,  je suis originaire de région parisienne de base. Plus précisément, je viens de l'est de Paris. Et j'habite aux États-Unis depuis octobre 2025, soit presque cinq mois.


Natalie: Presque cinq mois déjà, et pourquoi est-ce que tu as choisi de venir travailler aux États-Unis?


Denis: Pourquoi pourquoi est-ce que je suis venu aux USA? J'avais postulé à pas mal d'offres, que ce soit en Europe, en France. J'avais même eu une opportunité en Afrique, au Gabon, ou en Slovaquie, en Europe. 


Mais j'ai préféré les USA principalement pour l'expérience et aussi voyager sur un autre continent que j'avais jamais fait - L'Amérique du Nord. Et pour me perfectionner en anglais aussi. 


Dans tous les cas, en fait, je voulais avoir une expérience qui soit internationale. Et donc j'ai eu cette opportunité de partir travailler pendant 18 mois aux USA dans une grande entreprise française. Donc franchement, j'ai sauté sur l'opportunité.


Natalie : Donc c'est la première fois aussi que tu viens aux États-Unis. Le premier jour de travai, genre, c’était le premier jour aux États-Unis aussi?


Denis: Je suis venu aux États-Unis le cinq octobre, et j'ai commencé à travailler le lendemain


Natalie: Oh là là!


Denis: (rires) Ouais.


Natalie: Et c'était comment cette expérience de devoir, avec le jetlag, puis tout et la première fois aux États-Unis avec l'anglais aussi, de devoir s'y adapter aussi rapidement?


Denis: Totalement, au début, c'était pas si simple, surtout pour l'oreille aussi. J’étais pas habitué à l'accent américain, donc c'était assez compliqué de tout comprendre quand les gens parlent vite avec un accent, et même moi me faire comprendre aussi début, c'était pas si simple. Mais avec le temps, ça va.


Natalie: Et donc tu es là pour le programme V.I.E. Est-ce que tu pourrais expliquer c'est quoi le programme V.I.E.? P arce que juste une petite histoire pour moi, j'avais entendu l'expression VIE parce qu'il y avait un collègue de mon mari qui avait dit il y a quelques années, il a dit: oui, je vais en parler à ma VIE. Et Ryan, mon mari, il est rentré chez nous, il a dit C'est quoi une VIE? Est-ce que c'est comme une relation amoureuse? C'est comme “la vie”? Vie? 


Et j'ai dit: J'ai aucune idée. Parce que moi j'ai principalement fait mes études en français au Québec. J'ai vécu à Paris pendant quelques étés, mais c'était pas trop long, c'était comme des périodes de trois mois à la fois, alors on a fait de la recherche. On a vu: Ah, c'est “V.I.E.”. 


Alors l'expérience de VIE - est-ce que tu pourrais nous en parler un peu de qu'est-ce que c'est d'abord pour nos auditeurs? Et qu'est-ce que ça t'apporte sur le plan personnel et professionnel?


Denis: Oui, alors le V.I.E. 0 donc ça vient de l'acronyme V.I.E. Ça signifie Volontariat International en Entreprise. Et en fait, c'est un dispositif français qui est réservé aux jeunes de moins de 28 ans.


On peut pas être âgé de plus 28 ans. Et ça permet de réaliser une mission professionnelle à l'étranger jusqu'à 24 mois au maximum. Et aux États-Unis, c'est 18 mois au maximum. 


Donc moi, je suis sous contrat pour 18 mois maximum. Et je travaille pour une entreprise française. Donc ça me permet de gagner à la fois une expérience professionnelle et aussi une expérience personnelle puisque c'est une opportunité en or de pouvoir partir quand on est jeune, comme ça. À l'étranger à plus de 6000 kilomètres de sa maison. Et en plus aux États-Unis qui est une belle opportunité.


Natalie: Oui, c'est chouette et est-ce que c'est seulement possible dans des entreprises françaises ou ça marche aussi dans d'autres entreprises?


Denis: Donc c'est un dispositif français et c'est réservé qu'aux entreprises françaises.


Natalie: Mm-hm.


Denis: Tant que c'est une filiale d'une entreprise française, ça marche.


Natalie: Okay, je ne savais rien avant que Ryan t'embauche alors c’est chouette d’en savoir plus.


En parlant d'arriver aux États-Unis et tout ça, est-ce que tu pourrais nous parler un peu des chocs culturels que tu as vécu depuis ton arrivée?


Denis: Mm oui, alors j'ai été agréablement surpris par la bonne humeur, je dirais, et la simplicité de pouvoir discuter avec les Américains. Par exemple, dans la rue, on peut très facilement discuter avec des Américains, et même des fois ils nous complimentent, par exemple.


Donc ça change beaucoup de Paris sur ce point. Sinon j'ai aussi été surpris, choqué même par la météo qu'elle varie énormément d'une semaine à l'autre. Il peut faire bon, il peut faire assez doux, puis la semaine d'après hyper froid. 


Par exemple, quand j'ai fait un week-end à New York City et il faisait beau un jour, puis le lendemain il y eu la tempête de neige. Donc et c’est des températures qui sont assez extrêmes par rapport à Paris. Je sais que on a eu du moins 23°C. En Fahrenheit, j'ai converti ça fait à peu près moins 10. Enfin, c'est énorme


Natalie: Et c'est pas normal cette année, au moins à Pittsburgh. Je ne sais pas si on t'a dit, mais pour moi, ce n'est pas normal parce que j'habite ici depuis 2022. Et c'est la première fois où il y a 2, 3, 4 jours de suite de -3 (Celsius). D'habitude -3, -4 là, il fait trop froid, il neige un tout petit peu, mais puis c'est parti le lendemain. Mais cette année, non, alors je crois que pour tout le monde qui habite ici, qui n'a pas encore vécu cet hiver infernal qu'on a maintenant, c'est un choc pour moi aussi, parce que je me suis dit, mais c'est pas le Canada ici. Il y a une raison que j'ai choisi Pittsburgh, mais j'ai l'impression d'être au Canada maintenant, oui.


Denis: C'est ça, ah ouais là cet hiver là, il été très rude, même pour les locaux. Oui, j'ai entendu dire ça aussi. Sinon d'autres chocs culturels que je pourrais évoquer sur la taille des voitures aux États-Unis. C'est assez commun de voir des SUV énormes, voire même des pick-ups, ce qu'on trouvera quasiment jamais dans une ville comme Paris, parce que les infrastructures, elles sont pas dimensionnées pour


Aussi l'importance du sport. Tout ce qui est football américain, tout ce qui est baseball. Je sais que c'est une énorme importance pour les habitants de Pittsburgh et de Pennsylvanie. Donc ça ça m'a surpris aussi, agréablement surpris.


Natalie: Est-ce que tu aimes ça les sports? Est-ce que tu en as regardé? tu en as joué en France?


Denis: Moi j'aime, j'adore le sport, je pratique de l'escalade. D'ailleurs, j'ai pu en faire ici, à Pittsburgh, aussi. Pour les sports locaux, j'ai pu voir un match de hockey sur glace –une partie des Penguins contre Montréal.


Natalie: Cool.


Denis: Et donc c'était non, c'était super, bien, super intéressant.


Natalie: Oui, On est un peu chanceux ici parce qu'on a le hockey, le baseball, le football américain et puis même le football, le vrai foot, je ne sais pas si tu es allé voir ça, mais c’est amusant de pouvoir voir ça, toutes ces ligues professionnelles et je ne sais pas comment s'est catégorisée notre équipe de foot, mais ce n'est pas dans la ligue nationale, mais c'est toujours intéressant d'aller voir.


Denis: Ouais, je crois qu'ils sont assez bien classés. En plus l'équipe de Pittsburgh, l'équipe de ce que vous appelez le soccer.


Natalie: Oui oui. Le soccer au Canada aussi.


Denis: Et nous exactement, on appelle ça le football.


Natalie: Des différences linguistiques, aussi que tu as vécues, j'imagine.


Denis: Tout à fait.


Natalie: Et en travaillant pour une entreprise française, est-ce que tu trouves que tu communiques principalement en français ou en anglais, pendant une journée typique au travail?


Denis: Je dirais que je fais un peu des deux. Quand j'ai des réunions avec des Français qui sont, qu'ils soient aux États-Unis ou en France, bien sûr, on va parler français. 

Après, ça, je pense que ça prend à peu près 20 % de mon temps, sinon 80 % du reste du temps, je parlerai en anglais. Je parle en anglais avec mes collègues américains et canadiens.


Natalie Amgott: On va parler un peu de la culture professionnelle ici aux états-unis Qu'est-ce qui t'a le plus surpris?


Denis: Alors niveau de la communication, je dirais qu'aux États-Unis, c'est vraiment très direct. C'est-à-dire, qu'on va aller droit au but. On va pas perdre notre temps. Tandis qu'en France, on aime bien beaucoup planifier et structurer. Ici aux USA, c’est plutôt, on a l’idée, on va la tenter, on va foncer, on va la tenter et on réitère si besoin. Si ça va pas, on va réitérer.


Donc c'est vraiment beaucoup plus agile qu'en France, sur ce point-la. 


Sinon, au niveau de la pause déjeuner.  Je sais qu'en France, c'est, en France, c'est vraiment un temps qui est quand même assez sacré. On va prendre le temps de déjeuner avec ses collègues, même faire la pause-café, post-déjeuner ou alors prendre des pauses-café lors de la journée.


Alors qu'ici aux USA, les Américains de ce que je vois, ils sont plus habitués à manger seuls très rapidement. La pause midi est vraiment très courte et ils vont plutôt déjeuner seuls.


Natalie: Au bureau tout en travaillant.


Denis: Exactement exactement et la plupart du temps en travaillant devant l'ordinateur, ce qui est impensable de faire ça en France.


Natalie: Oui, ça me manque des deux étés où j'ai travaillé à Paris avant la pandémie, j'ai adoré ça, l'heure de déjeuner. Et je me souviens que mes collègues me disaient: désolée, c'est seulement une heure que tu as, et j'ai dit: Non, mais c'est extraordinaire d'avoir une heure où il n'y a aucune attente que je travaille.


Denis: Exactement. Exactement


Natalie: Alors, ça devrait faire un gros choc culturel.


Denis: Exactement en France, c'est vraiment une heure et généralement une heure, c'est quand même le minimum, à moins qu'on ait des réunions. Mais c'est une heure où on évite de parler travail. On va partager le moment avec ses collègues, plus la pause-café on prend encore après.


Natalie: Je suis désolée parce qu'on se voit pendant l'heure de déjeuner, il est midi pendant cette conversation. Alors oui, je fais partie du problème.


Denis: Non, c'est pas grave, c'est moi qui ai choisi le créneau aussi.

Natalie: Donc tu as déjà parlé un peu des différences entre l'anglais, le français, surtout au plan professionnel et la culture du travail. Est-ce que tu pourrais parler un peu de ce que tu observes dans la façon de communiquer en anglais en français, que ce soit des mails ou des textos, des conversations – est-ce qu'il y a d'autres différences que tu remarques?


Denis: Ça reprend aussi un peu le point dont je viens de parler sur l'agilité. En fait, quand on parle en France et en français, on va beaucoup contextualiser avoir des phrases qui sont longues.


Alors que, à l'inverse, en anglais, généralement, les phrases de ce que je vois sont plus courtes, on va aller droit au but avec des phrases courtes et simples.


Sinon il y a aussi le smalltalk, en anglais, mais je dirais qu'en France, c'est un peu pareil, ça va dépendre, bien sûr, de qui on a en face de nous, un interlocuteur, mais il y a aussi du small talk en français. 


Sinon sur la politesse, j'ai remarqué que les Américains sont franchement tous très polis, ce qui m'a surpris sur ce point-là.


Natalie: Ça me surprend aussi que tu dises qu’on est polis, parce qu'on n'a pas, c'est pas le stéréotype.


Denis: C'est pas le stéréotype, mais je trouve qu'au travail, ils sont tous polis.


Natalie: Les gens à Pittsburgh en particulier. C'est la première fois que j'ai trouvé ça aux Etats Unis, parce que moi aussi, je suis seulement là depuis trois, quatre ans maintenant. Quatre ans presque, et après avoir vécu en Floride en Arizona, je trouve que les gens sont beaucoup plus sympas ici, ils vont t'ouvrir la porte, on dit: Bonjour, et ça fait une différence.


Depuis ton arrivée est-ce que tu as pu voyager un peu aux États-Unis? Est-ce que tu as pu remarquer des différences entre les villes que tu as vues ou les habitants de certaines villes que tu as vues?


Denis: Oui, du coup, oui, j'ai pu voyager dans plusieurs états, j'ai fait Cleveland, donc l'Ohio, j'ai fait New York City, New York. En Pennsylvanie, aussi je suis allé à la., au Mountains Ski Resorts, donc j'ai pas skié, j'ai pas skié, mais je suis juste allé voir. Peut-être que je skierai l'année prochaine. Et là mon prochain voyage, il est prévu en mars, donc je vais aller à Miami. J'ai vraiment hâte.



Natalie: J’ai hâte pour toi. J'adore Miami. Bon, je viens de Floride, donc et c'est parfait en mars, il ne fait pas trop chaud d'habitude, mais c'est beaucoup plus chaud qu'ici.


Denis: Je pense que c'est la bonne période parce que je vais fuir le froid de Pennsylvanie.


Natalie: Vivre le springbreak américain. La vraie expérience.


Denis: Exactement. J'ai pas mal voyagé et non, c'est super beau. Il y a tous les paysages aux US, il y a tous les types de paysages.


Ce que j'aimerais bien faire aussi, c'est les parcs nationaux, ça j'ai vraiment hâte. Je sais pas encore prévu, enfin, c'est prévu, mais j'ai pas encore de date. Mais j'ai bien envie de faire ça.


Natalie: Je crois que tu vas beaucoup aimer Pittsburgh en été. Ça se transforme parce qu'il fait beau, tout le monde est dehors. Oui, il pleut beaucoup, mais bon, c'est un peu comme à Paris.


Tout le monde en profite pendant l'été et. il y a les festivals, il y a le festival Picklesburgh et tous ces festivals.


Denis: Et ça, c'est vrai, je me suis fait la remarque que Pittsburgh l'été, ça doit être super comme ville, surtout avec les trois rivières et le Point, la pointe où il y a les trois rivières. Ça ça va être super beau.


Natalie: Oui, on peut faire du kayak, ça va s'ouvrir bientôt, probablement en avril ou en mai. Et oui, c'est vraiment beau. Et puis tu travailles là en plus, tu peux voir la rivière avec le changement de saison.


Denis: Exactement en plus depuis la vue de mon bureau, j'ai vue sur la rivière et c'est super beau. J'avais vue sur la rivière quand elle était gelée avec la glace. C'est magnifique, puis les couchers de soleil aussi.


Natalie: Oui, c'est cool. Bon, donc j'ai une question de plus pour toi aujourd'hui. Pour terminer, on a parlé un peu des stéréotypes, juste un petit peu aujourd'hui. Aux États-Unis, on parle souvent des stéréotypes sur les Français, en Amérique du Nord. On aime parler de ça et on a des certaines idées de c'est quoi un Français, par exemple. Comment est-ce que tu aimerais que les Français soient perçus.


Denis: (rires) Moi, déjà. Quel type de stéréotype est-ce que vous avez sur les Français? Du coup.



Natalie: Bon, moi, comme j'ai vécu là, je crois que j'en ai moins, mais par exemple, on va dire pour moi, j'ai de bons stéréotypes, par exemple. Pour moi, les Français, ce sont de bons vivants qui prennent une heure, deux heures de déjeuner c'est extraordinaire, c'est une chose dont on vient de parler. Mais les stéréotypes…je crois qu'il y a beaucoup de stéréotypes pour les Parisiens. Par exemple, les étudiants. Les auditeurs qui écoutent maintenant ils vont me dire: Nataalie, je suis allé à Paris, j'avais étudié le français pendant cinq ans, je me suis préparé, je suis entré au restaurant, j'ai dit: Bonjour, et tout de suite on a changé en anglais, j'ai dit: Non, je veux pratiquer en français, par exemple, surtout pour les apprenants.


Ça je crois que c'est un stéréotype pour les Parisiens, c'est spécifique, qu'on ne veut pas vous parler en français et on va essayer de vous parler en anglais.


Denis: Ok.


Natalie Amgott: C'est un stéréotype qui vient en tête.


Denis: Oui, c'est intéressant. Parce que pour le côté bon vivant, ça c'est clair, nous les Français, je sais que l'été, On aime bien prendre le temps, par exemple une après-midi entière, de partager le déjeuner avec la famille autour d'un barbecue avec du vin, etc. Ça, c'est vraiment les stéréotypes français avec du fromage aussi, beaucoup de fromages.


Pour le côté stéréotype parisien. Moi, j'avais en tête que beaucoup de Parisiens ne savaient pas parler anglais ou alors très mal.


Donc ça me surprend, mais d'un côté positif qu'ils essayent de parler anglais, c'est bien.


Natalie: Oui, c'est ce que j'essaie d'expliquer à mes élèves. C'est pour vous accueillir qu'on essaie de vous parler en anglais parce qu'on voit peut-être que vous avez du mal, et puis on essaie ok, on va pas lui parler, ça a l'air d'être un Américain, on va essayer de lui parler en anglais.


Et je crois que parfois on est offensé comme non, mais j'ai mis tout ce travail à apprendre le français, et puis on me parle en anglais.

Je dis toujours que c'est comme une bataille, tu peux continuer en français. On va généralement apprécier et puis te répondre en français, surtout si tu te dis, si tu lui dis J'apprends le français, est-ce qu'on pourrait continuer en français?



Denis: C'est ça là, je pense que oui, le Parisien sera Ok pour continuer à parler français. C'est marrant qu'ils fassent l'effort de parler anglais. Moi, j'avais en tête qu'au contraire, il continuerait à parler français parce qu'il n'a pas envie de parler anglais.


Natalie: Oui, je crois que c'était peut-être comme ça dans le passé, mais je ne sais pas, c'était avec quel président, c'était avant Macron, il y avait quand même un effort pour les gens qui travaillent en hôtellerie et en tourisme d'apprendre plus d’anglais. Parce que j'ai une amie qui travaille en hôtellerie, elle me disait: Il y avait un effort d'apprendre plus d'anglais afin de mieux accueillir parce qu'il y avait ce stéréotype dans le passé, quand on vous parle seulement en français, et puis maintenant c'est un peu, ça a changé les deux côtés. Et comme tu disais, je crois que c'est génial, Ok, on a appris assez d'anglais afin de vous accueillir.


Mais pour les apprenants. C’est Oh non, mais je veux vraiment continuer en français.


Denis: Non, c'est ça, je pense pas qu'il faut le voir comme un côté négatif si le Parisien veut vous parler enanglais


Tu devras lui dire: Il faut parler / Je veux parler français, je pense qu'il acceptera.



Natalie: Bon, mais merci beaucoup d'être venu aujourd'hui, Denis. Je ne veux pas te prendre plus de minutes de ton précieux heure de déjeuner ou quelques minutes de déjeuner. Je ne sais pas combien tu en as.


Denis: Merci.


Natalie: Oui, Enchantée, c'était un plaisir de te voir et de te pouvoir te parler de tes expériences.


Denis: Ouais également enchanté, merci pour les questions et j'espère avoir pu répondre à toutes vos questions. 


Outro: 

What was the most surprising thing that Denis said, for you? For me, I expected what he said about larger cars and the lack of lunch break in the US, but I was pleasantly shocked about how polite he finds Americans (since we’re not internationally known for being as pleasant as our Canadian neighbours). 


The one thing that really stood out to me, though, was the way that Denis reframed the Parisian stereotypes. So many listeners have written to me that every time they try to speak French in Paris, Parisians respond in English. This was shocking news to Denis, who is from the Paris region. He saw it as a positive that Parisians are improving their English (especially those working in hospitality) to try to make your experience feel more welcome, and encouraged you to ask them directly to continue en français, if that’s what you’re looking for.


Speaking of being “direct,” I thought Denis had some interesting takeaways about the communication styles of French and English and how the French are more structured, but less direct, in his experience. 


I truly believe that having these cross-cultural conversations can make us more understanding of the French speakers that we’re interacting with by turning stereotypes on their heads like Denis did today!  


I would love to know what you found most interesting about Denis’s American experience. You can find me @elevatefrench on Instagram or Facebook and I love to hear from you! Just shoot me a message there. 


As a reminder, I’d encourage you to go back through the transcript while listening a second time, to see anything you may have missed and to look up any more words that are new for you. You can find the transcript in the notes where you’re listening to t his episode. 


As always, it’s an honour to be your French teacher. Bonne continuation et à la prochaine!